HOME / Archive by category 'Home'
La série des activités psychosociales organisées pour les 30 jeunes du projet Réinsertion des enfants soldats se poursuit. La responsable du projet, Dawine Joseph Jean, a emmené les jeunes, le 20 avril dernier, sur la plage d’Ouanga Bay, située à 65 km au Nord de Port-au-Prince, pour une journée de mer. Cette activité, explique la responsable, s’inscrit dans une démarche de réintégration et de socialisation de ces jeunes.
Déjeuné au bord de la mer
Le projet de Médiation des Conflits de Viva Rio a clôturé, ce 14 avril 2011,  la séance de formation qu’il a lancé  conjointement avec la section des droits de l’homme de la MINUSTAH depuis le 30 mars dernier. Le but de cette formation, selon l’intervenant et représentant de la Minustah, maitre Anthony Mémé, était d’initier et de familiariser les brigadiers de Viva Rio avec les principes généraux des droits de l’homme en leur inculquant les notions de base qui devront les aider dans leur travail d’accompagnement et d’assistance auprès de la communauté.
En effet, ce séminaire intitulé « Introduction aux droits humains » s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre Viva Rio et la section des droits de l’homme de la Minustah. Il s’est déroulé en trois modules : les principes généraux des droits de l’homme, les détenteurs d’obligations et responsabilités en matière des droits de l’homme et les techniques de monitoring des droits humains.
Moema Salgado et l’équipe de la Brigade de Protection Communautaire
Haïti: En Haïti, les déjections servent à se chauffer et cuisiner
|
 |
|
Un biodigesteur |
|
|
|
 |
|
L’hydrologiste Martin Wartchow |
|
|
L’idĂ©e a dĂ©jĂ fait ses preuves en Chine et en AmĂ©rique centrale mais commence juste Ă ĂŞtre dĂ©veloppĂ©e en HaĂŻti: produire du gaz servant Ă la cuisine en recyclant les excrĂ©ments humains. Un concept simple et rĂ©volutionnaire dans ce pays en proie au cholĂ©ra et Ă la dĂ©forestation.
AppelĂ©e “biodigesteur”, cette invention requiert peu d’infrastructures: des toilettes, sèches ou non, raccordĂ©es Ă un puit hermĂ©tique fait de briques, lui-mĂŞme reliĂ© Ă un bassin.
Sans air, les bactĂ©ries contenues dans les selles dĂ©composent 85% de celles-ci en produisant en mĂŞme temps du gaz mĂ©thane, explique Martin Wartchow en pointant son briquet au-dessus d’un petit tuyau sortant de la citerne. Une puissante flamme s’embrase aussitĂ´t.
“Les 15% restants de dĂ©chets organiques sont rejetĂ©s avec de l’eau dans une zone vĂ©gĂ©tale oĂą ils seront dĂ©gradĂ©s”, poursuit cet hydrologue travaillant Ă Port-au-Prince pour l’ONG brĂ©silienne Viva Rio.
Le GĂ©nĂ©ral Luiz Ramos, qui a pris ses fonctions Ă la fin du mois de mars, dit que le sport est une grande «force d’inspirations» et une source d’amitiĂ© entre les HaĂŻtiens et les troupes.
Grayley Villela Monica de la Radio de l’ONU à New York.
Le nouveau commandant des forces de Maintien de la Paix des Nations Unies en HaĂŻti, la MINUSTAH, le gĂ©nĂ©ral Luiz Ramos, a dĂ©clarĂ© Ă la radio des Nations Unies qu’il faut investir davantage dans le football comme une des composantes sociales de la mission. Selon lui, cela “serait un grand rĂŞve” d’envoyer la sĂ©lection brĂ©silienne de football en HaĂŻti pour un match amical.
Dans son premier interview dans le bureau, Luiz Ramos a déclaré que le football brésilien est très admiré par les Haïtiens.
Les Enfants
«J’ai l’intention, selon mes capacitĂ©s, de faire des efforts. Je ne dirai pas qu’il n’existe pas ce rĂŞve de faire venir Ă nouveau l’Ă©quipe brĂ©silienne, il est Ă©videmment que c’est très difficile, mais nous allons investir dans le sport. Nous pourrions travailler avec les enfants qui sont dans la rue et les motiver Ă chercher quelque chose d’autre parmi les difficultĂ©s que connait le pays.  Que Dieu puisse vous venir en aide, ici, en HaĂŻti », a-t-il dit.
Luiz Ramos a pris ses fonctions le 31 mars dernier pour un mandat d’une durĂ©e d’un an en HaĂŻti.
Il affirme que la coordination du travail de la MINUSTAH dans cette phase de transition du pays, qui vient de choisir un nouveau parlement et un nouveau président, est sa priorité au sein de sa fonction.
“Dans mon cas, je commence Ă voir que le dĂ©fi sera de poursuivre le travail dans ce moment de transition durant lequel les Ă©lections se sont bien dĂ©roulĂ©es, Dieu merci, et les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ annoncĂ©s. Et il y a une grande attente, et notre idĂ©e est que nous pouvons ĂŞtre prĂŞts pour les dĂ©fis qui peuvent survenir par la composante militaire de la MINUSTAH », ajoute-t-il.
La Mission pour la Stabilisation en Haïti des Nations Unies est dirigée par un officier brésilien depuis sa fondation en 2004.
C’est sur des pas de danse que la troupe Aochan CrĂ©ole a cĂ©lĂ©brĂ© son premier anniversaire de fondation au local du centre communautaire Viva Rio, Kay Nou, le samedi 26 mars 2011. Devant un public assez dense oĂą prenaient place l’ambassadeur du Canada, Henri-Paul Normandin, l’ambassadeur de Suisse, Urs Berner et d’autres invitĂ©s de marque, la troupe a revisitĂ© le rĂ©pertoire riche et diversifiĂ© de la danse haĂŻtienne, du Yanvalou au rara.
Tout a commencĂ© par un roulement de tambours. Le danseur chorĂ©graphe bien connu Jean Ricardo, torse nu, surgit sur la scène. Ses pas ont Ă©tĂ© suivis par des danseuses en chemisette blanche laissant admirer la beautĂ© de leur corps. C’Ă©tait le dĂ©but d’une aventure qui allait durer plus d’une heure. Le corps parle son propre langage, invite les spectateurs Ă apprĂ©cier la teneur de ses gestes. Chaque rythme traĂ®ne derrière lui son lot de mouvements. A l’annonce du yanvalou, les corps imitent la forme du serpent, symbole de la guĂ©rison, de la rĂ©cupĂ©ration et de la reconstruction.
Les danseurs seniors s’effacent momentanĂ©ment. Des enfants assiègent la scène. La danse a perdu de sa forte dose pour faire place aux jeux. La scène devient bruyante. Il a fallu l’intervention de la coordonnatrice, la ravissante brĂ©silienne Aila Machado, pour nous situer. «Aochan CrĂ©ole n’est pas exclusivement un projet de danse. C’est un projet d’Ă©ducation tout court. 220 personnes de 3 Ă 70 ans y viennent se former et se recrĂ©er par la danse et les jeux Ă©ducatifs», explique la chorĂ©graphe, qui ajoute que ce projet couvert par le programme Ă©ducation, sports et arts de l’ONG Viva Rio donne Ă manger aux enfants et les assiste sur le plan mĂ©dical.
Finis les grands discours Ă caractère humanitaire, la danse reprend du poil. Les tambours retentissent. Les danseurs et danseuses viennent de nulle part et de partout dans l’assistance. Les femmes, leur panier traditionnel sur la tĂŞte, et les hommes, flanquĂ©s de leur pioche. C’est l’annonce de la coumbite. La coumbite est une danse de travail communautaire pour l’obtention d’aliments. C’est une agglomĂ©ration de travailleurs qui s’unissent pour chanter et danser pendant le travail, rendant la tâche plus festive et moins ardue.
On Ă©grène des rythmes comme on change de costume. De la coumbite on passe au mascaron pour se dĂ©contracter et s’Ă©vader de la misère quotidienne. L’ambiance se durcit quand la fanfare annonce le tcha-tcha-tcha. La salle s’est transformĂ©e en une vaste piste de danse oĂą Aila Machado se jette corps et âme. Un soldat de la Minustah, du contingent brĂ©silien sĂ»rement, suit ses pas. C’est l’Ă©moi dans l’assistance qui croyait que ces soldats ne sont bons que pour des « chasses Ă l’homme ». On passe Ă la samba pour montrer culturellement que le BrĂ©sil et HaĂŻti se prennent par la main. Aila Machado prend les rĂŞnes. On Ă©tait en pleine fĂŞte quand le rara vient annoncer la fin de la soirĂ©e. Les organisateurs donnent rendez-vous pour l’annĂ©e prochaine.
J.N.